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Joe Galland
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2 min de lecture

Comment choisir un magnétiseur de confiance

Le métier n'est pas réglementé. N'importe qui peut ouvrir un cabinet demain matin, sans formation, sans contrôle, sans rien.

C'est une réalité gênante à écrire quand on exerce. Mais la taire serait pire.

Ce qui doit vous faire fuir

On vous promet la guérison. Personne ne peut la promettre. Ni moi, ni un autre. Une promesse ferme est le signe le plus fiable qu'on cherche à vous vendre quelque chose.

On vous demande d'arrêter un traitement. C'est le point de rupture absolu. Quelqu'un qui vous suggère de suspendre une chimiothérapie, un traitement cardiaque ou un antidépresseur vous met en danger. Partez, et signalez-le.

On vous impose un forfait. Dix séances payées d'avance, à un tarif « préférentiel ». Personne ne peut savoir à l'avance combien de séances seront utiles. Ce forfait sert à celui qui l'encaisse.

On entretient la peur. Un mauvais sort, une entité, une malédiction familiale — et le remède qui coûte cher. C'est vieux comme le monde, et ça fonctionne toujours parce que la peur fait mal réfléchir.

Le prix est flou. Vous devez savoir ce que vous payez avant de venir.

Ce qui rassure

On vous dit non. Un praticien qui refuse un dossier qu'il ne se sent pas capable d'accompagner vous en apprend plus que toutes les promesses du monde.

On vous renvoie vers un médecin. Systématiquement, et sans que vous ayez à le demander.

Le premier échange est gratuit. Un appel pour comprendre ce qui vous amène ne devrait rien coûter.

On parle de complément, jamais de remplacement.

Le bouche-à-oreille est ancien. Les gens du coin qui reviennent depuis des années valent mieux que n'importe quelle page d'avis.

La question du prix

Un tarif bas n'est pas un gage d'honnêteté, et un tarif élevé n'est pas un gage de sérieux.

Ce qui compte, c'est que le prix soit annoncé, stable, et qu'il ne dépende ni de votre détresse ni de vos moyens supposés. Pour les suites de chimiothérapie, de radiothérapie et les grands brûlés, je travaille sur don libre. Il y a des situations où l'on ne discute pas d'argent.

Une dernière chose

Vous avez le droit d'être sceptique. Vous avez le droit de poser des questions gênantes. Vous avez le droit de partir après dix minutes.

Un praticien que vos questions agacent vous a déjà répondu.

Et quoi qu'on vous dise, où que vous alliez : n'interrompez jamais un traitement médical sans l'avis de votre médecin.

Parlons-en simplement

Le premier échange est gratuit et sans engagement. Vous m’expliquez ce qui vous amène, je vous dis honnêtement si je peux vous aider.