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Sommeil, stress et anxiété : quand le corps ne redescend plus
C'est le motif le plus fréquent. Loin devant tous les autres.
Les gens n'arrivent pas en disant « je suis anxieux ». Ils arrivent en disant qu'ils sont fatigués tout le temps, qu'ils se réveillent à trois heures du matin, que leur mâchoire est serrée depuis des mois.
Ce qu'on me décrit
L'endormissement qui n'arrive pas. On tourne, on repense à la journée, on anticipe celle de demain.
Ou l'inverse : on s'endort épuisé, et on se réveille à quatre heures, l'esprit parfaitement clair et complètement inutile.
Les épaules qui remontent vers les oreilles. La nuque dure. Cette impression de vivre en apnée sans savoir depuis quand.
Ce que je vois
Un corps qui n'a plus de bouton pour redescendre.
Le stress est un mécanisme utile — il sert à réagir vite, puis à revenir au calme. Le problème n'est presque jamais le stress lui-même. C'est que le retour au calme ne se fait plus.
Le corps reste en alerte, même quand il n'y a plus rien à surveiller.
Comment je travaille
Je commence par écouter. Cela paraît banal, mais beaucoup de gens n'ont raconté cela à personne, ou l'ont raconté vite, entre deux portes.
Ensuite je travaille avec les mains. Ce que je cherche, c'est ce qui bloque la descente — souvent la nuque, le plexus, le ventre.
La séance dure entre quarante minutes et une heure. Beaucoup de personnes s'endorment pendant. C'est plutôt bon signe.
Ce qu'il se passe après
Le premier soir, souvent, une fatigue franche. Le genre de fatigue qu'on n'avait plus le droit de ressentir.
Les nuits suivantes changent parfois vite, parfois pas du tout. Je ne sais pas prédire lequel des deux.
Quand un trouble du sommeil est installé depuis des années, une séance ne suffit généralement pas. Je le dis avant, pas après.
Ce que je ne fais pas
Je ne remplace pas un suivi psychologique, et je ne suis ni psychiatre ni psychologue.
Si ce que vous vivez ressemble à une dépression, si les idées noires sont là, si l'anxiété vous empêche de fonctionner : parlez-en à votre médecin. C'est là qu'il faut aller, et je vous le dirai moi-même si vous m'appelez.
Certaines personnes que j'accompagne prennent un traitement. Cela ne pose aucun problème — mon travail vient en complément. Il ne s'y substitue pas.
N'arrêtez jamais un traitement sans l'avis de votre médecin.